Esther
Esther
Le livre d'Esther, écrit sans doute au deuxième siècle avant J.C. est un conte édifiant dont les personnages sont fictifs. Il met en scène Mardochée, juif déporté en Babylonie au début du 6ème siècle av. J.C., qui a adopté pour fille sa cousine Esther devenue orpheline. Or, Esther a un corps splendide et elle est belle à regarder. La reine Vasti a été disgraciée (voir page précédente). Le roi Xerxès se met à chercher une jeune fille qui règnerait à la place de Vasti. Après la proclamation de l'ordonnance du roi et de son décret, et le ramassage de nombreuses jeunes filles, Esther fut emmenée au palais, sous l'autorité d'Hégué, le gardien des femmes. La jeune fille lui plut et gagna sa faveur. Il se dépêcha de lui donner ses crèmes de beauté et son régime, et de lui donner les sept filles les plus remarquables du palais. Puis, il la transféra, elle et ses filles, dans le meilleur appartement du harem. Esther n'avait révélé ni son peuple ni sa parenté, car Mardochée lui avait interdit de le faire. Chaque jour, Mardochée se promenait devant la cour du harem pour savoir comment allait Esther et comment on la traitait. |
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Lorsqu'une jeune fille avait fini d'observer le règlement de douze mois imposé aux femmes, arrivait son tour d'aller près du roi Xerxès. La période du massage se déroulait ainsi : pendant six mois avec de l'huile de myrrhe, puis pendant six mois avec des baumes et des crèmes de beauté féminines. Voici alors comment la jeune fille allait près du roi : on lui donnait tout ce qu'elle demandait à emporter avec elle du harem au palais. Le soir, elle allait; le matin, elle revenait dans un second harem, sous l'autorité de Shaashgaz, l'eunuque royal gardien des maîtresses. Elle n'ira plus près du roi à moins que le roi ne la désire et qu'elle ne soit appelée nommément.
Quelque temps après, Mardochée, ayant eu vent d'un complot contre le roi, en informe Esther. Cette dernière en informe le roi au nom de Mardochée ,et les comploteurs sont pendus. Après cela, Xerxès élève un certain Haman au rang de premier ministre; Mardochée, qui ne s'abaisse que devant Dieu, refuse de s'agenouiller devant Haman. Ce dernier, apprenant que Mardochée est Juif, décide de se venger de ce refus. Il obtient du roi l'ordre d'anéantir tous les Juifs de l'empire. Les filles d'Esther et ses eunuques vinrent la mettre au courant. La reine eut une crise de désespoir. Puis elle envoya des vêtements pour que Mardochée s'habille et enlève son sac. Mais il n'accepta pas. Alors Esther appela Hatak, l'un des eunuques du roi qu'il avait mis à sa disposition, et elle le manda vers Mardochée pour savoir ce qui se passait et pourquoi. Hatak sortit pour rencontrer Mardochée...Alors Mardochée lui révéla tout ce qui lui était arrivé, et combien d'argent Haman avait proposé de compter pour le trésor royal, en échange de l'anéantissement des Juifs. Il lui remit aussi une copie du texte du décret promulgué à Suse pour leur extermination, afin qu'il le montre à Esther, la mette au courant et lui commande d'aller près du roi, de lui demander grâce et de le supplier en face pour son peuple...Alors Esther manda Hatak vers Mardochée en lui disant : "Tous les serviteurs du roi et le peuple des provinces royales savent bien que quiconque, homme ou femme, va près du roi dans la cour intérieure sans être appelé, il n'y a pour lui qu'une loi : la mise à
Haman rentre chez lui après avoir rencontré Mardochée qui, comme d'habitude, ne s'agenouille pas devant lui. Cela met Haman en fureur et Zéresh sa femme et ses amis lui suggèrent de faire un gibet pour pendre Mardochée, ce qui est fait. Jamais Mardochée n'avait été récompensé pour avoir déjoué le complot contre le roi. Ce dernier charge Haman de faire chevaucher Mardochée, habillé d'un vêtement royal, tout au long de la grand'rue de la ville. Quel dépit pour Haman !
Le roi et Haman vinrent banqueter avec Esther, la reine. En ce second jour, à la fin du banquet, le roi redit à Esther : "Quelle est ta demande, ô Esther, ô reine ?..." En réponse, Esther la reine, déclara : "Si j'ai rencontré ta bienveillance, ô roi, et s'il plaît au roi, que me soient accordées ma propre vie et celle de mon peuple, telle est ma requête. En effet, nous avons été vendus, moi et mon peuple : A exterminer ! à tuer ! à anéantir !..."
Textes de la TOB, éditions du Cerf |
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