Les femmes dans l'assemblée cultuelle

1 Corinthiens 11, 14
1 Tm 2

Les femmes chrétiennes assurent des activités dans les groupes chrétiens (prier, parler au nom de Dieu). Paul leur recommande en conséquence d'adopter une tenue digne de leur fonction, selon les critères de l'époque.

 

Je vous félicite de vous souvenir de moi en toute occasion, et de conserver les traditions telles que je vous les ai transmises. Je veux pourtant que vous sachiez ceci : le chef de tout homme, c'est le Christ; le chef de la femme, c'est l'homme, le chef du Christ, c'est Dieu. Tout homme qui prie ou prophétise la tête couverte fait affront à son chef. Mais toute femme qui prie ou prophétise tête nue fait affront à son chef; car c'est exactement comme si elle était rasée. Si la femme ne porte pas de voile, qu'elle se fasse tondre ! Mais si c'est une honte pour une femme d'être tondue ou rasée, qu'elle porte un voile ! L'homme, lui, ne doit pas se voiler la tête : il est l'image et la gloire de Dieu; mais la femme est la gloire de l'homme. Car ce n'est pas l'homme qui a été tiré de la femme, mais la femme de l'homme. Et l'homme n'a pas été créé pour la femme, mais la femme pour l'homme. Voilà pourquoi la femme doit porter sur la tête une marque d'autorité, à cause des anges.
Pourtant, la femme est inséparable de l'homme et l'homme de la femme, devant le Seigneur. Car si la femme a été tirée de l'homme, l'homme naît de la femme et tout vient de Dieu. Jugez par vous-mêmes : est-il convenable qu'une femme prie Dieu sans être voilée ? La nature elle-même ne vous enseigne-t-elle pas qu'il est déshonorant pour l'homme de porter les cheveux longs ? Tandis que c'est une gloire pour la femme, car la chevelure lui a été donnée en guise de voile. Et si quelqu'un se plaît à contester, nous n'avons pas cette habitude et les Eglises de Dieu non plus.


(1 Corinthiens 11, 3-16)

Textes de la TOB, éditions du Cerf

 

Le passage de 1 Corinthiens 14, 34-35 semble en contradiction avec le précédent. Paul se réfère-t-il à une loi liée au contexte culturel de l'époque selon laquelle, dans les assemblées publiques, les femmes n'avaient pas la permission de parler ?

Comme cela se fait dans toutes les Eglises des saints, que les femmes se taisent dans les assemblées : elles n'ont pas la permission de parler; elles doivent rester soumises, comme dit aussi la loi. Si elles désirent s'instruire sur quelque détail, qu'elles interrogent leur mari à la maison. Il n'est pas convenable qu'une femme parle dans les assemblées.

L'environnement de 1 Timothée 2,9-15 est différent de celui de 1 Corinthiens. Il faut tenir compte à la fois de la mentalité de l'époque, de l'influence du judaïsme toujours présente dans les communautés chrétiennes, et du contexte local.

Quant aux femmes, qu'elles aient une tenue décente, qu'elles se parent avec pudeur et modestie : ni tresses ni bijoux d'or ou perles ou toilettes somptueuses, mais qu'elles se parent au contraire de bonnes oeuvres comme il convient à des femmes qui font profession de piété.
Pendant l'instruction la femme doit garder le silence, en toute soumission. Je ne permets pas à la femme d'enseigner ni de dominer l'homme. Qu'elle se tienne donc en silence. C'est Adam, en effet, qui fut formé le premier. Eve ensuite. Et ce n'est pas Adam qui fut séduit, mais c'est la femme qui, séduite, tomba dans la transgression. Cependant elle sera sauvée par sa maternité, à condition de persévérer dans la foi, l'amour et la sainteté, avec modestie.