Marie
Luc 1,2,3,11 Matthieu 1
Jean 2,19 Actes des Apôtres
Marie reçoit l'annonce de la naissance de son fils Jésus. Le sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée du nom de Nazareth, à une jeune fille accordée en mariage à un homme nommé Joseph, de la famille de David; cette jeune fille s'appelait Marie. L'ange entra auprès d'elle et lui dit : "Sois joyeuse, toi qui as la faveur de Dieu, le Seigneur est avec toi". A ces mots, elle fut très troublée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L'ange lui dit : "Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas être enceinte, tu enfanteras un fils et tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand et sera appelé fils du Très Haut. Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père; il régnera pour toujours sur la famille de Jacob, et son règne n'aura pas de fin". Marie dit à l'ange : "Comment cela se fera-t-il puisque je n'ai pas de relations conjugales ?" L'ange lui répondit : "L'Esprit Saint viendra sur toi et la puissance du Très Haut te couvrira de son ombre; c'est pourquoi celui qui va naître sera saint et sera appelé Fils de Dieu. Et voici qu'Elisabeth, ta parente, est elle aussi enceinte d'un fils dans sa vieillesse et elle en est à son sixième mois, elle qu'on appelait la stérile, car rien n'est impossible à Dieu". Marie dit alors : "Je suis la servante du Seigneur. Que tout se passe pour moi comme tu me l'as dit !" Et l'ange la quitta. (Luc 1,26-38) Joseph reçoit l'annonce de la naissance de Jésus. Voici quelle fut l'origine de Jésus Christ. Marie, sa mère, était accordée en mariage à Joseph; or, avant qu'ils aient habité ensemble, elle se trouva enceinte par le fait de l'Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste et ne voulait pas la diffamer publiquement, résolut de la répudier secrètement. Il avait formé ce projet, et voici que l'Ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : "Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse : ce qui a été engendré en elle vient de l'Esprit Saint, et elle enfantera un fils auquel tu donneras le nom de Jésus, car c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés". Tout cela arriva pour que s'accomplisse ce que le Seigneur avait dit par le prophète : Voici que la vierge concevra et enfantera un fils auquel on donnera le nom d'Emmanuel, ce qui se traduit : "Dieu avec nous". A son réveil, Joseph fit ce que l'Ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse, mais il ne la connut pas jusqu'à ce qu'elle eût enfanté un fils, auquel il donna le nom de Jésus. (Matthieu 1,18-25) Marie va rendre visite à sa cousine Elisabeth. En ce temps là, Marie partit en hâte pour se rendre dans le haut pays, dans une ville de Juda. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Elisabeth. Or, lorsqu'Elisabeth entendit la salutation de Marie, l'enfant bondit dans son sein et Elisabeth fut remplie du Saint Esprit. Elle poussa un grand cri et dit : "Tu es bénie plus que toutes les femmes, béni aussi est le fruit de ton sein ! Comment m'est-il donné que vienne à moi la mère de mon Seigneur ? Car lorsque ta salutation a retenti à mes oreilles, voici que l'enfant a bondi d'allégresse en mon sein. Bienheureuse celle qui a cru : ce qui lui a été dit de la part du Seigneur s'accomplira !" Alors Marie dit : "Mon âme exalte le Seigneur et mon esprit s'est rempli d'allégresse à cause de Dieu, mon Sauveur, parce qu'il a porté son regard sur son humble servante. Oui, désormais, toutes les générations me proclameront bienheureuse, parce que le Tout Puissant a fait pour moi de grandes choses : saint est son Nom. Sa bonté s'étend de génération en génération sur ceux qui le craignent. Il est intervenu de toute la force de son bras; il a dispersé les hommes à la pensée orgueilleuse; il a jeté les puissants à bas de leurs trônes et il a élevé les humbles; les affamés, il les a comblés de biens et les riches, il les a renvoyés les mains vides. Il est venu en aide à Israël son serviteur en souvenir de son bonté, comme il l'avait dit à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa descendance pour toujours". Marie demeura avec Elisabeth environ trois mois, puis elle retourna chez elle. (Luc 1,39-56) La naissance de Jésus En ce temps-là, parut un décret de César Auguste pour faire recenser le monde entier. Ce premier recensement eut lieu à l'époque où Quirinius était gouverneur de Syrie. Tous allaient se faire recenser, chacun dans sa propre ville; Joseph aussi monta de la ville de Nazareth en Galilée à la ville de David qui s'appelle Bethléem, en Judée, parce qu'il était de la famille et de la descendance de David, pour se faire recenser avec Marie son épouse, qui était enceinte. Or, pendant qu'ils étaient là, le jour où elle devait accoucher arriva; elle accoucha de son fils premier-né, l'emmaillota et le déposa dans une mangeoire, parce qu'il n'y avait pas de place pour eux dans la salle d'hôtes. Il y avait dans le même pays des bergers qui vivaient aux champs et montaient la garde pendant la nuit auprès de leur troupeau. Un ange du Seigneur se présenta devant eux, la gloire du Seigneur les enveloppa de lumière et ils furent saisis d'une grande crainte. L'ange leur dit : "Soyez sans crainte, car voici, je viens vous annoncer une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple : Il vous est né aujourd'hui, dans la ville de David, un Sauveur qui est le Christ Seigneur; et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire". Tout à coup il y eut avec l'ange l'armée céleste en masse qui chantait les louanges de Dieu et disait : "Gloire à Dieu au plus haut des cieux et sur la terre paix pour ses bien-aimés". Or, quand les anges les eurent quittés pour le ciel, les bergers se dirent entre eux : "Allons donc jusqu'à Bethléem et voyons ce qui est arrivé, ce que le Seigneur nous a fait connaître". Ils y allèrent en hâte et trouvèrent Marie, Joseph et le nouveau-né couché dans la mangeoire. Après avoir vu, ils firent connaître ce qui leur avait été dit au sujet de cet enfant. Et tous ceux qui les entendirent furent étonnés de ce que leur disaient les bergers. Quant à Marie, elle retenait tous ces événements en en cherchant le sens. Puis les bergers s'en retournèrent, chantant la gloire et les louanges de Dieu pour tout ce qu'ils avaient entendu et vu, en accord avec ce qui leur avait été annoncé. Huit jours plus tard, quand vint le moment de circoncire l'enfant, on l'appela du nom de Jésus, comme l'ange l'avait appelé avant sa conception. (Luc 2,1-21) La présentation de Jésus au Temple. Prophéties de Syméon et d'Anne Puis vint le jour où, suivant la loi de Moïse, ils devaient être purifiés, ils l'amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur - ainsi qu'il est écrit dans la loi du Seigneur : Tout garçon premier-né sera consacré au Seigneur - et pour offrir en sacrifice, suivant ce qui est dit dans la loi du Seigneur, un couple de tourterelles ou deux petits pigeons. Or, il y avait à Jérusalem un homme du nom de Syméon. Cet homme était juste et pieux, il attendait la consolation d'Israël et l'Esprit Saint était sur lui. Il lui avait été révélé par l'Esprit Saint qu'il ne verrait pas la mort avant d'avoir vu le Christ du Seigneur. Il vint alors au Temple poussé par l'Esprit; et quand les parents de l'enfant Jésus l'amenèrent pour faire ce que la Loi prescrivait à son sujet, il le prit dans ses bras et il bénit Dieu en ces termes : "Maintenant, Maître, c'est en paix, comme tu l'as dit, que tu renvoies ton serviteur. Car mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé face à tous les peuples : lumière pour la révélation aux païens et gloire d'Israël ton peuple". Le père et la mère de l'enfant étaient étonnés de ce qu'on disait de lui. Syméon les bénit et dit à Marie sa mère : "Il est là pour la chute ou le relèvement de beaucoup en Israël et pour être un signe contesté - et toi-même, un glaive te transpercera l'âme; ainsi seront dévoilés les débats de bien des coeurs"... Lorsqu'ils eurent accompli tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth. (Luc 2,22...39) Jésus perdu et retrouvé au Temple Ses parents allaient chaque année à Jérusalem pour la fête de la Pâque. Quand il eut douze ans, comme ils y étaient montés suivant la coutume de la fête, et qu'à la fin des jours de fête ils s'en retournaient, le jeune Jésus resta à Jérusalem sans que ses parents s'en aperçoivent. Pensant qu'il était avec leurs compagnons de route, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances. Ne l'ayant pas trouvé, ils retournèrent à Jérusalem en le cherchant. C'est au bout de trois jours qu'ils le retrouvèrent dans le temple, assis au milieu des maîtres, à les écouter et les interroger. Tous ceux qui l'entendaient s'extasiaient sur l'intelligence de ses réponses. En le voyant, ils furent frappés d'étonnement et sa mère lui dit : "Mon enfant, pourquoi as-tu agi de la sorte avec nous ? Vois, ton père et moi, nous te cherchons tout angoissés". Il leur dit : "Pourquoi donc me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas qu'il me faut être chez mon Père ?" Mais eux ne comprirent pas ce qu'il leur disait. Puis il descendit avec eux pour aller à Nazareth; il leur était soumis; et sa mère retenait tous ces événements dans son coeur. Jésus progressait en sagesse et en taille, et en faveur auprès de Dieu et auprès des hommes. (Luc 3,41-52) Marie aux noces de Cana
(Jean 2, 1-12) La vraie parenté de Jésus Arrivent la mère et les frères de Jésus. Restant dehors, ils le firent appeler. La foule était assise autour de lui. On lui dit : "Voici que ta mère et tes frères sont dehors; ils te cherchent". Il leur répond : "Qui sont ma mère et mes frères ?" Et, parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : "Voici ma mère et mes frères. Quiconque fait la volonté de Dieu, voilà mon frère, ma soeur, ma mère". (Marc 3, 31-35) (Lire également Matthieu 12,46-50 et Luc 8,19-21) Une femme fait l'éloge de Marie. Une femme éleva la voix du milieu de la foule et lui dit : "Heureuse celle qui t'a porté et allaité !" Mais lui, il dit : "Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui l'observent !" (Luc 11,27-28) Marie et les femmes au pied de la croix où Jésus se meurt. Près de la croix de Jésus se tenaient debout sa mère, la soeur de sa mère, Marie, femme de Clopas et Marie de Magdala. Voyant ainsi sa mère et près d'elle le disciple qu'il aimait, Jésus dit à sa mère : "Femme, voici ton fils". Il dit ensuite au disciple : "Voici ta mère". Et depuis cette heure-là, le disciple la prit chez lui. (Jean 19, 25-27) Marie dans le groupe des disciples et des familiers de Jésus après son départ Tous, unanimes, étaient assidus à la prière, avec quelques femmes dont Marie, la mère de Jésus, et avec les frères de Jésus. (Actes des Apôtres 1,14) Textes de la TOB, éditions du Cerf
Un commentaire de chrétien Sainte Marie, Mère de Dieu Les femmes de la généalogie de Jésus, dans l'évangile de Matthieu, présentent toutes une histoire compliquée, marquée par l'action de l'Esprit Saint. Marie n'échappe pas à la règle. Enceinte de l'Esprit Saint alors qu'elle est accordée en mariage, elle pose un sérieux problème à Joseph son époux qui doit l'accueillir dans sa maison. Selon la coutume, à ce moment seulement, elle sera véritablement son épouse. Joseph, homme juste et religieux, respecte Marie et comprend dans la foi, parce que le Seigneur lui fait signe, ce qui se passe en elle. Il prend alors Marie sous son toit, c'est-à-dire la reçoit comme épouse et contracte le mariage. Il assume également son rôle de père en donnant le nom de Jésus au fils enfanté par Marie, engendré de l'Esprit Saint. Ainsi, Marie et Joseph sont présentés par Matthieu comme disponibles à l'action de l'Esprit, prenant chacun leur part de responsabilité dans la naissance de Jésus - Marie à un titre particulier -, exprimant chacun à leur manière leur engagement dans la foi. A tous les deux ils résument la longue liste des humains de la généalogie. Quand nous prions de manière particulière "sainte Marie mère de Dieu", ce sont toutes les saintes femmes qui défilent également dans la prière. Quand nous disons "tu es bénie entre toutes les femmes", c'est l'Horizon femmes de Sara, Myriam, Débora, Judith et les autres qui s'éclaire. Quand nous prions Joseph, c'est toute la liste des patriarches, rois et prophètes que nous évoquons avec lui. C'est avec eux tous que nous prions ; et nous pourrions ajouter les saintes et les justes d'aujourd'hui, qui vivent l'alliance avec Dieu, parfois dans des situations complexes. Nous engageons notre responsabilité en accueillant le Christ dans notre vie. Il vaudrait la peine de discerner et vérifier comment et à quelles occasions nous acceptons d'être bousculés par l'Esprit Saint. «Tu es bénie, entre toutes lesfemmes» . Luc 1,42. Michel Fromont, Femmes de la Bible, le dynamisme de la foi, ACGF 1994 |
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